La ligne de bus 41 Mons – Maubeuge prolongée jusqu’en 2033

Il n’y a plus de train direct entre Mons et Maubeuge depuis 2008, mais le bus, lui, continue. La Wallonie et Sambre Mobilités ont prolongé de sept ans l’accord sur la ligne transfrontalière 41. La moitié des voyageurs sont des étudiants, et la plupart voyagent de la France vers la Belgique.

Sept ans de garantie

Le mercredi 21 octobre, le Syndicat mixte Sambre Mobilités et le représentant du ministre wallon de la Mobilité ont signé le nouveau protocole d’accord à Maubeuge. Le texte est en vigueur depuis le 24 août et assure la ligne jusqu’en 2033 (DH). Il ne s’agit pas d’une simple prolongation : l’accord fixe un cadre commun pour l’itinéraire, les arrêts, la fréquence et les horaires. Les partenaires français et wallons financent la ligne à parts égales (L’Avenir). La contribution wallonne est estimée à 215.500 euros par an. Depuis 1991, la ligne est exploitée conjointement par l’OTW (TEC) et le réseau français Stibus (RTBF).

Qui prend la 41 ?

Le bus relie la gare de Maubeuge à celle de Mons. En chemin, il passe par Mairieux, Bettignies, Gognies, Goegnies-Chaussée, Quévy, Harveng, Asquillies, Mesvin, Ciply et Hyon (Ville de Mons). La ligne assure plusieurs allers-retours en semaine et deux le samedi. Les validations sont passées de 38.061 en 2022 à 48.907 en 2024, avant de redescendre à 44.891 en 2025. Environ la moitié des voyageurs sont des étudiants, et les flux vont surtout de la France vers la Belgique. Un trajet simple coûte 2,80 euros, l’abonnement mensuel 42 euros (L’Avenir).

« La frontière ne doit pas devenir un obstacle »

« La frontière ne doit pas devenir un obstacle aux déplacements », souligne Hugues Degeimbre, conseiller du ministre wallon François Desquesnes (L’Avenir). Benoît Courtin, président de Sambre Mobilités, parle d’« un trait d’union entre la France et la Wallonie » (Sudinfo). Pour lui, l’enjeu est l’accès à l’emploi et à la formation, « parce qu’une frontière peut séparer deux pays, mais elle ne doit pas limiter les possibilités de leurs habitants » (Canal FM).

Rien n’est acquis

La ligne a connu une histoire agitée. Le premier accord entre le Département du Nord et la Wallonie date de 1991. La ligne a été supprimée en juillet 2014, puis rétablie en septembre 2016. Les négociations sur la prolongation avaient commencé en 2024 (Sudinfo). Cette prolongation arrive au moment où la voiture devient plus chère de l’autre côté de la frontière : à partir du 1er mai 2027, les automobilistes venant de Maubeuge devront eux aussi acheter la vignette routière belge (L’essentiel). Un financement stable et partagé sur sept ans peut inspirer d’autres liaisons transfrontalières, d’Erquelinnes – Jeumont à Chimay – Hirson et Givet.