Mons et Valenciennes Métropole s’associent dans le cadre du projet européen RE-TUBHe pour restaurer et reconnecter les milieux humides de leur territoire transfrontalier. Autrefois riche en biodiversité, cette plaine alluviale a été fragmentée par l’urbanisation, l’industrie et les infrastructures. L’objectif est de renforcer la biodiversité et de mieux préparer le territoire aux effets du changement climatique.
Le projet ne se limite pas aux espaces naturels : il accorde une attention particulière aux secteurs urbains et aux zones d’activités économiques. Redonner davantage de place à la nature doit permettre de limiter les îlots de chaleur, de mieux gérer les eaux pluviales et de rétablir les continuités écologiques. Les partenaires élaboreront un schéma transfrontalier de renaturation, mèneront des expérimentations locales et partageront leurs connaissances. Côté français, le parc d’activités de la Vallée de l’Escaut, à Onnaing, figure parmi les sites pilotes prévus.
Pilotée par la Ville de Mons, la coopération réunit notamment Valenciennes Métropole, les universités de Liège et Polytechnique Hauts-de-France, l’agence de développement territorial IDEA et Natagora. Le projet s’étend d’octobre 2025 à mars 2029 et dispose d’un budget de plus de 2 millions d’euros. Environ 1,21 million d’euros provient du Fonds européen de développement régional, dans le cadre du programme Interreg France–Wallonie–Vlaanderen.
